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Santé
Le Burn-out, le mal du siècle, doit être reconnu comme une maladie professionnelle
Le jeudi 28 novembre 2019

Le 26 avril dernier, la résolution relative à la sensibilisation et au statut du burn-out était adoptée. Un premier pas avait été fait au Parlement francophone bruxellois pour une prise en charge pluridisciplinaire et spécifique du burn-out. Mais aussi pour sensibiliser les employeurs et les managers au burnout. Ou encore pour la mise en place d’un projet-pilote burn-out dans l’administration de la Cocof. 

Une demande importante avait aussi été faite au niveau fédéral. Celle de reconnaître les cas de burn-out les plus graves afin que leurs victimes bénéficient d’indemnités plus importantes.

Plusieurs mois après le vote de cette résolution, il était temps pour Marc Loewenstein, député bruxellois, de reprendre le dossier. Ce vendredi 22 novembre, il assurait le suivi de l’action du gouvernement en la matière en interpellant le Ministre de la Santé.

Le mal du siècle

Nous vivons actuellement dans un monde où la technologie nous permet de communiquer sans cesse, avec tout le monde, quand nous le voulons. Nous vivons dans un monde où la recherche constante de la croissance du gain économique se heurte à la quête de l’harmonie entre vie professionnelle et épanouissement personnel. Dans ce monde-là, la frontière entre vie privée et vie professionnelle devient poreuse. Des mails et appels incessants du boulot peuvent polluer nos moments de vie privée. Si ce ne sont pas les travailleurs eux-mêmes qui ne peuvent plus s’empêcher de penser au travail, de rester scotché à leur smartphone. Dans ce monde-là, l’exposition chronique au stress du travail peut provoquer un état de burn-out, “le mal du siècle”. »

Burn out, maladie professionnelle

Pour rappel, le burn-out se caractérise par un état affectif associant, sur une large période, un épuisement émotionnel, une fatigue physique intense à une diminution significative des capacités cognitives. Et cette maladie, si elle est souvent associée au travail, peut également trouver sa source dans une sphère non-professionnelle.

Depuis 2016, le burn-out est considéré comme une maladie liée au travail. Bien que le travail ne soit pas l’unique cause, son environnement rencontre de nombreux facteurs propices au développement du mal du siècle. Pour notre député bruxellois, cette maladie doit être reconnue comme maladie professionnelle ! “Une telle reconnaissance permettrait d’accéder à une indemnisation plus importante que l’indemnité de 60% du salaire brut, qui est l’actuelle indemnité pouvant être perçue pour des maladies non reconnues comme étant professionnelle. »

Sensibilisation et recherche

En Belgique, selon l’INAMI, 80.000 belges souffrent chaque année de burn-out, représentant un coût estimé à 600 millions d’euros par an d’indemnisations. Ce qui équivaut à 10% du budget de l’assurance invalidité.

Sous la précédente législature, Marc Loewenstein a rédigé en concertation avec des experts une proposition de résolution. Celle-ci a été soutenue par une large majorité du Parlement Francophone Bruxellois en avril dernier. “Si je suis bien conscient que nous sommes en début de législature et que tout n’a pas encore pu être lancé, cette question me permet de remettre le dossier sur la table, rappeler les demandes au Gouvernement et veiller à leur suivi. Nous demandions qu’un projet pilote burn-out soit entrepris au sein de l’administration générale de la Cocof en collaboration avec le comité de concertation de base « bien-être ». D’autres demandes ont été formulées : 

  • Sensibiliser le secteur associatif lié à la santé mentale au sujet de l’importance d’une prise en charge spécifique et pluridisciplinaire du burn-out.
  • Saisir la Conférence Interministérielle Santé afin d’obtenir une étude du Centre Fédéral d’Expertise en vue d’objectiver la problématique.
  • Interpeller la Fédération Wallonie-Bruxelles en vue d’encourager le développement de la recherche et de la formation relative à la psychopathologie du travail. »

Ne pas oublier le niveau fédéral

Diverses demandes devaient être relayées à l’échelon fédéral. Elles visent à renforcer la sensibilisation auprès des employeurs et managers par le biais de formation intra-entreprises. D’autre part, à étudier la possibilité d’accorder le statut, pour les cas de burn-out les plus sévères, de maladie professionnelle. 

Si cette maladie est de plus en plus intégrée dans les esprits, il reste encore beaucoup de travail. Et ce, en termes de reconnaissance, de prise au sérieux, de traitement pluridisciplinaire, de sensibilisation et de formation des employeurs,…

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